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François
Mauplot est né en 1956 à Vincennes en région parisienne. C'est vers l'age de 8
ou 10 ans que, suivant l'exemple de son père artiste, il s'initie à la
peinture et au modelage. En 1972, la famille
s'installe en pleine nature sous le soleil de Provence, à Saint-Jeannet,
dans les Alpes-Maritimes. C'est à partir de ces années que François Mauplot
commence la pratique de la photographie,
il éduque son regard au cadrage et à la couleur. Ces années seront capitales
dans son apprentissage artistique et influenceront tout son travail de
peintre dans les années qui suivront. En 1980 il décide de partir travailler à Paris où il va exercer le métier de décorateur.
En 1982 Le Musée des Arts Décoratifs de Paris
organise une grande rétrospective de l'ouvre graphique de Tommy
Ungerer et en particulier son travail de peintre. Cette exposition
va être un véritable facteur déclenchant pour le futur travail de peintre
de François Mauplot. Il y découvre des paysages
industriels, des friches, des objets
délaissés qui vont par la suite lui servir de source
d'inspiration. Depuis plusieurs années son regard se porte sur l’œuvre de Pierre Soulage dont les noirs sont une source d’émotion exceptionnelle, il a aussi un immense intérêt pour les travaux de Richard Serra, Hassan Massoudy, Fabienne Verdier et bien d’autre. |
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1983 les fûts métalliques deviennent le sujet principal de son travail, les toiles sont envahies
de cylindres de toutes les couleurs, c'est la période des « citées bidons ». François Mauplot travaille
durant presque dix années sur le thème des
bidons, il en explore tous les recoins, du clair obscur au détail devenant
presque abstrait. Les fûts métalliques seront associés à partir de 1989
à un élément qui deviendra peu à peu le sujet principal de son travail
: les galets. Les toiles deviennent des «
fragments de paysages » auxquels sont associés des témoins abandonnés
de notre société de consommation. |
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Depuis 1990, François Mauplot poursuit des recherches sur le temps . Le temps virtuel, que notre perception d'humain rend inaccessible est géologique, immense, c'est le temps de la terre et le temps humain que chaque jour rend un peu plus perceptible, érodant inexorablement ce que l'homme construit. Le retour en Provence où il vit depuis 1994 modifie en profondeur son regard et apportera couleurs et lumière à tout son travail. François Mauplot est en quelque sorte un obsessionnel, il repousse le plus loin possible les limites de ses recherches plastiques, sa technique évolue au fur et à mesure des défis qu'il se lance, des messages qu'il veut transmettre. Il déniche le « beau » de simples galets sur lesquels nous n'aurions que posé les pieds. Ses champs d'herbes sont autant d'occasions de s'évader dans un monde tout à la fois réaliste et poétique. Depuis bientôt trois ans François Mauplot explore d’autre forme de représentation du temps. Comme il n’y a pas de couleurs au temps F.Mauplot recherche la lumière des noirs et laisse sur le support des traces d’encre qui trouvent leur origine dans la représentation du menhir.
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